L'atelier partagé "Protection des données et logiciels libres" qui a eu lieu en Janvier a permis une réflexion sur la motivation à l'origine de ce type de démarche : pourquoi protéger ses données ? Cette question n'est pas triviale quand la première réaction est : "je n'ai rien à me reprocher, donc je n'ai rien à cacher !". Quand on pense service de collecte des données, on pense : espionnage, surveillance et contrôle (par des Etats). Mais pas seulement : nous avons vu que ce sont des grands groupes privés (les fameux G.A.F.A.M.) qui collectent nos données. On pense alors immédiatement à des fins publicitaires, pour le commerce de produits de consommation.

Et bien pas seulement ! Quoiqu'à y réfléchir, la différence n'est pas si importante, les données peuvent servir à une toute autre destination : les partis politiques ! C'est sur cette indication que nous suggérons une vidéo sur les données et leurs utilisations en politique, qui nous donne l'occasion de partager (car c'est bien l'objectif de nos ateliers !) la chaine YouTube (hélas...) Data-gueule qui a le mérite de donner des informations quantifiées pertinentes sur des tas de sujets : l'automobile (sujet de notre atelier du 22 Janvier 2017), la gestion de l'eau, le changement climatique et bien d'autres...

Cette réflexion nous amène à proposer prochainement (en Mars 2017) un atelier un peu particulier, éloigné de l'échange de connaissances pratiques, mais qui concourent encore à notre autonomie, cette fois intellectuelle. Il s'agira de faire un atelier de déconstruction de la langue de bois à l'instar des ateliers du même nom de Franck Lepage. Il s'agira de réfléchir, ensemble, aux mille et unes manières qu'a le langage de formater notre pensée, et comment les mots modernes (la novlangue de 1984 de G. Orwell) peuvent influencer notre point de vue et nos raisonnements.